trop tard...

Terminus...
renaitre ailleurs peut-être,
mais ras le bol d'etre ici...
alors tout le monde descend..
trop tard...

# Posté le mardi 09 janvier 2007 12:54

on en fera des étoiles

on en fera des étoiles
Un peu de rêve, un peu d'espoir,
donnez nous à boire et vous verrez,
il nous suffit de peu pour s'évader,
on veut pas broyer du noir,

On sait que le monde a des remords,
même si on a peur,
il s'est accusé à tort,
on a compris qu'il était l'heure,

Heure de rire et de comprendre,
de se dire qu'on a le temps,
que le monde n'est plus à vendre,
heure de regarder enfin devant,

Ce n'est pas l'ère de la révolution,
juste celle de nos naissances,
c'est l'ère de nos créations,
parce que certains ont eu confiance,

Donnez nous à boire votre tristesse,
Et on en fera des étoiles,
puisque ce monde vous oppresse,
on va enfin soulever le voile,

Pour nos futurs et nos anciens,
il serait bon de se sourire,
de se tendre nos mains,
pour qu'enfin la vie puisse rire...

# Posté le dimanche 10 décembre 2006 14:54

Modifié le lundi 11 décembre 2006 05:01

le dernier hiver

Tout en dégustant mon abricot, je regardais dehors. L'hiver était arrivé plus tôt que prévu. Il avait laissé sa trace un peu partout. Le sol était blanc et glissant, les arbres étaient nus, et mon c½ur pleurait à la vue de cette nature à vif, blessée par le froid.
C'était bizarre quand-même, la nature mourrait devant mes yeux et moi je la regardais, impuissante. Elle n'était plus capable de produire le moindre brin d'herbe, tandis que moi j'achetais sans compter, légumes, fruits, fleurs. Comme si finalement ça n'avait pas d'importance qu'elle n'en puisse plus, puisqu'une autre le peut. Alors je mangeais mon abricot sans vraiment compatir, sans vraiment m'attrister. La nature souffrait, mais moi je vivais, alors quelle importance ?
Je me souvenais de mes nombreux hivers, de nos nombreux hivers. De son impuissance quand ce manteau glacial s'installait, de son désarroi devant les arbres morts, de sa tristesse quand la nature mourrait. Il devenait bien taciturne. Il était désemparé à la manière d'un enfant qui voudrait sauver le monde. Il était alors aussi froid qu'elle, me repoussait gentiment comme pour me dire qu'il ne pourrait renaître que quand elle serait là, à nouveau. Cet homme que je connaissais ressemblait alors à un clown triste, bien trop déçu pour pouvoir sourire aux beautés que l'hiver offrait.
Alors, pour oublier, il s'enfermait dans ses livres, il redécouvrait le monde et le parcourait s'imaginant soldat, guerrier, mercenaire, ils se battaient pour leur pays, lui pour sa liberté.
Quand il ne lisait pas, il peignait. Un jour, il avait dessiné sur une toile d'un mètre de haut, une femme allongée, endormie dans une robe blanche, presque transparente. Un homme, plus loin la regardait. Il était chic, vêtu d'une queue de pie sombre et d'une chemise blanche, il regardait la femme, attendri. J'aurais pu penser que c'était nous, mais c'était cette nature qu'il n'arrivait pas à saisir, puisqu'endormie trop tôt pour pouvoir la comprendre, et lui parler.
Je pensais à lui souvent, il était un peu là à chaque fois que l'hiver se présentait à ma porte.
Son adoration pour la nature était un diamant brut, sans limite, sans maîtrise, un bijou que l'on n'aurait peur d'abimer, au moindre geste. Il ne pouvait s'arrêter de souffrir avec elle, en oubliant le reste du monde, moi et mon amour... Je ne pouvais m'empêcher d'être jalouse, son mal-être s'infiltrait tout autour de nous, dans notre chambre, dans notre lit et jusque dans mon c½ur... Il se baladait tel un passe-partout et ouvrait une à une les portes de mon être sans être gêné de voir au plus profond de nos âmes et d'y laisser une cicatrice amère, indélébile.
Plus les hivers passaient, plus cette cicatrice devenait douloureuse, marquée de souvenirs bien trop tristes et encore très présents. Puis il est parti. Il a laissé un mot sur la buée de la vitre de la cuisine. « Je suis désolé, je devais partir, il fait trop froid ici, je vais finir par en mourir. Pardonne-moi. » Alors je l'ai imaginé parcourant ce monde qu'il aimait tant. Ce monde avec lequel il a parlé pendant si longtemps, avec lequel, il a pleuré, rit et pour lequel il a tout laissé derrière lui. Depuis je danse avec toi mon amour, je valse avec ton absence. Valser pour oublier, valser, valser, valser....
le dernier hiver

# Posté le lundi 04 décembre 2006 13:58

je vois pas comment

ça fait une heure que je regarde en bas, que je trouve ça beau là-haut. Etrange non? sauter dans le vide pour arriver aux cieux. C'est bien une connerie le paradis finalement.
Si je saute, j'atterrirais en bas, plate comme une crêpe c'est tout, et je finirais plus bas que terre en plus. Les gens qui croient au paradis, ils ont peur en fait. Ben oui ils ont peur de la mort, de l'absence qu'il y a derrière. J'ai envie de sauter, tanpis si je ressemble plus à rien une fois en bas, pis moi je le verrais pas de toute façon. C'est un peu égoïste pour ceux qui sont en bas mais bon, chacun sa merde après tout. Je regarde en bas, le vide m'attire, c'est beau le vide, j'ai l'impression que je vais m'envoler. y'a un con qui me dit cap ou pas cap de sauter, j'ai envie de le pousser. J'ai pas envie qu'il me parle de la vie comme d'un jeu. C'est pas un jeu la vie hein? En fait j'en sais rien. C'est un peu fataliste de voir la vie comme un jeu, y'a que deux issues. Si tu perds, tu meurs, si tu gagne t'as le droit de rejouer. Moi je gagne ou je perds? je crois que c'est moi le jouet de la vie plutôt. Elle s'amuse à me faire peur, à me faire pleurer, des fois je rigole aussi, des fois elle est cool la vie mais elle est surement une enfant pourri gatée qui joue avec les gens comme avec les barbies qu'on scalpait, qu'on trouvait plus drôle sans cheveux. En fait c'est ça, la vie c'est une gosse, elle me trouve peut-être plus drôle quand je doute, quand je regarde le vide en me posant des questions sur elle. D'ailleurs c'est con, pourquoi je me pose des questions? ça rime à rien personne ne sait. J'ai remarqué que le genre humain aimait bien se poser des questions auxquelles personne n'est capable de répondre. Est ce que dieu existe? y'a toujours des cons pour s'engueuler alors qu'ils sont aussi ignorants que les autres.
Je regarde le vide, j'ai toujours envie de tomber, mais je pense aux autres, à ce paradis qui n'existe surement pas. Je vois pas comment c'est possible de passer de la terre au
ciel.
Je pense à avant, quand je regarde le fond, j'ai l'impression de regarder en arrière, de voir tout ce que j'aurais du faire, tout ce que je regrette aussi. c'est peut etre ça le vrai paradis, une vie où tout ce qu'on voulais faire s'est réalisé et tout ce qu'on regrette aurait été oublié, envolé...
On a beau dire, ça serait cool le paradis, je crois que dans le mien y'aurait pas grand chose, je veux rien moi, je n'aime juste pas ce que j'ai déjà. C'est pas la vie, l'enfant pourri gatée, c'est moi. Je suis vraiment nulle de parler comme ça mais je me rend compte que c'est terriblement vrai.
Y'a toujours ce con derrière moi. j'ai plus envie de le pousser, j'ai juste envie qu'il nous laisse moi et moi. Il a vraiment l'air con. Je crois qu'il comprend pas vraiment ce que je vais faire. Il risque pas de comprendre, même moi je me pose des questions. Je crois que je suis dingue. Je vis entre mon avenir qui m'indiffère, et mon passé qui me rend nostalgique. Pis évidemment y'a le présent, ce putain de présent. Je sais pas quoi en faire de lui, il me va jamais. Il est toujours soit trop rapide soit trop lent. Et surtout j'arrive pas à décider pour lui, je peux pas tout contrôler. Pour le passé c'est simple, je me souviens, je ris ou je pleure, mais c'est clair et net. Mon avenir je le rêve, sans m'en soucier, même moi j'y comprend rien mais je décide quand même. Mais le présent ben je sais pas quoi faire. Vous avez déjà rêvez du présent vous? C'est complètement absurde. Je rêve pas de ce que je suis en train de vivre puisque je le vis. J'crois que je sais pas ce que je veux, je suis encore une ado, pis ça me va. Il parait que je fais partie de la jeunesse dorée. Doré, tu parles, grattes un peu c'est que du toc là-dessous. On est la nouvelle génération, celle qui veut toujours plus, tout le temps. En même temps, avec la nouvelle technologie et le fric de nos parents on a récupéré le chômage, le sida, alors faut pas pousser, jeunesse dorée peut-être mais jeunesse malade surtout. On entend nos grands-parents qui disent « de mon temps, on était pas si capricieux ». De votre temps, on pouvait laisser trainer son vélo, on pouvait se balader la nuit, et on trouvait du taf à 20 ans. Notre jeunesse à nous elle est méfiante, elle est triste aussi. Alors on a plus de vrais rêves. On s'enferme dans des paradis qu'existe pas. Et on a raison. Je préfère m'étouffer avec mon ignorance que de m'asphyxier avec ce monde qui tourne plus rond. Alors ouais, je pense que ça existe pas le paradis. Alors tant pis on en créera des faux. On se noiera dans un Eden artificiel plein d'épaisse fumée qui nous empêchera de regarder derrière nous en nous disant « C'est quoi déjà l'insouciance? »...
je vois pas comment

# Posté le samedi 25 novembre 2006 10:07

Modifié le mercredi 29 novembre 2006 06:08

no title

no title
J'étais comme un con. Je pouvais plus bouger. Elle était là, magnifique. Mes yeux l'admiraient comme s'ils avaient peur de ne plus jamais la voir, comme si elle allait disparaître. Je ne pensais plus à rien, je ne savais plus rien, je ne voyais qu'elle, je n'étais là que pour ça.
Elle marchait devant moi, je dansais sur ses pas, je sentais son effluve, comme un souvenir inoubliable, gravé au plus profond de moi. J'avais l'impression que plus rien n'était important, je l'aurais suivi pendant des heures, juste pour admirer son déhanchement, ses bras qui se balancent, ses cheveux me narguant et cette odeur, ce parfum...
Je pensais pas que c'était possible d'être aussi belle, d'être aussi irréaliste dans un monde si terre-à-terre que le notre. Elle était une étoile, intouchable, presque invisible. Je craignais de fermer les yeux, de les rouvrir et qu'elle ne soit plus là, elle aurait disparu sans que j'ai le temps de faire un voeu.
Elle se retournait parfois, mais ne me voyait pas, la foule était bien trop dense, la vie bien trop rapide, pour qu'elle puisse me saisir, ne serait-ce qu'un seul instant. Je restais derrière à l'écart, de peur qu'elle finisse par me voir et me fuir. Mais je l'ai suivi longtemps mon étoile, sans pouvoir lui dire un mot, sans être capable de lui tendre une main rassurante dans ce monde qu'elle connaissait si peu et dont elle avait si peur.
C'est étrange. On a marché l'un derrière l'autre, espérant tour-à-tour que je l'attrape, qu'elle se retourne, pendant ces saisons qu'on aimait tant, pendant toute une vie, et pourtant le chemin qu'on a pris est tombé dans l'oubli. Je me souviens seulement de ton absence, du chemin que tu as pris sans moi.
Je marche seul dans un gigantesque boulevard...

# Posté le samedi 25 novembre 2006 09:39